Je me suis laissée souffler ce sujet par une amie… Mais comment apporter un éclairage nouveau sur cette question à laquelle nous avons tous été plus ou moins confrontés à un moment de notre vie.
Grâce aux neurosciences mais d’abord avec un texte très inspirant et universel, «L’éloge de la Faiblesse» où Alexandre Jollien écrit « il existe une dépendance obligée : je dépends de mon boulanger, de mon laitier ; je dépends de celui qui m’attache mes souliers, comme de mon professeur qui enseigne la philosophie. Cela permet à chacun de trouver sa place tout en visant l’intérêt collectif. Notre société est ainsi organisée avec son partage des tâches. Mais la dépendance psychologique ou émotionnelle apparaît tout autre. Elle génère une tension. La peur de perdre, la peur de blesser, la peur d’être repoussé par l’ami, où plutôt par celui dont je dépends, est effectivement un poison dangereux. Il instrumentalise l’autre, le réduit au rang de moyen pour combler un vide, moyen pour combler ma solitude. On s’accroche, on rampe vers l’autre pour se fuir soi-même. « Une modalité de la distraction », dirait Pascal. Jean-Paul Sartre a aussi traité de ce problème, je t’en ai touché quelques mots : il décrit le regard de l’autre comme le moyen de se valoriser. Dès lors que l’autre me valorise, je vais tout mettre en œuvre pour lui plaire, pour recevoir au goutte-à-goutte son amitié, son approbation».
De nombreuses personnes ont souffert ou souffrent encore d’un manque de reconnaissance qui remonte le plus souvent à l’enfance ou à des événements douloureux de la vie. Ce vécu va générer des interdits qui deviendront plus tard des complexes ou des tabous.
Le besoin d’être rassuré, d’être valorisé à travers l’autre, se critalise tout particulièrement dans la dépendance affective. La personne dépendante développe des attentes très fortes vis à vis de son/sa partenaire, sous la forme des preuves d’amour par exemple. Seulement voilà, ces signes de reconnaissance même exprimés ne seront jamais suffisants. Cette situation va générer chez la personne dépendante une insatisfaction chronique voire même une souffrance en situation d’échec ou de manque. En réalité, ces attentes cachent bien autre chose ! Elles compensent des interdits souvent conditionnés dans la petite enfance qu’il est possible d’identifier et de traiter par un travail comportemental (vous pouvez relire le billet sur l’Art Dédramatique).
Je conclurai avec un extrait du livre d’Eckhart Tolle «Le Pouvoir du Moment Présent» suggéré par un ami : « toute dépendance naît d’un refus inconscient à faire face à votre propre souffrance et à la vivre. Celle-ci commence et finit dans la souffrance ».
Les contributions à ce billet ont été multiples, merci à Anne-Marie et Jean-Jacques notamment. Les vôtres seront elles aussi les bienvenues.
Illustration : Gustav Klimt, Le Baiser
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Je célèbre aujourd’hui la Joie d’Etre en Vie et j’ai envie de la partager avec vous ! Plus d’un mois que je n’ai pas écrit sur mon blog principalement par manque d’inspiration. Et pourtant les expériences quotidiennes qui auraient pu me nourrir ne m’ont pas manqué. Et bien rien, pas une ligne, pas une petite étincelle. J’ai bien cru que cette impossibilité allait devenir obsédante, insupportable. Et bien non, au lieu de la rejeter, je l’ai accueilli, j’ai accepté cette réalité et je l’ai transformé en un apprentissage. Jusqu’à ce matin, je ne voyais pas comment sortir de ce blocage et puis le déclic s’est produit. Une accumulation de petits signes m’ont donné l’envie de recommencer à écrire. D’abord une lecture, puis des peurs, puis un travail comportemental sur le lâcher prise, puis une rencontre, puis de nouveau un blocage et enfin une surprise. Finalement j’ai compris que la Vie n’est pas contre mais avec moi. Parfois, il est bon de faire une pause encore faut-il être capable d’écouter ses propres besoins, de se connecter à son énergie de Vie.
« Le stress est une réaction reptilienne au danger de survie. En fait, le stress n’en est pas un mais il développe trois programmes qui se succèdent en fonction des événements et notamment du succès ou de l’échec du précédent pour éloigner le danger perçu. Ce sont les états de Fuite, Lutte et Inhibition qui sous-tendent respectivement les vécus d’anxiété, d’agressivité et de découragement. Le stress reptilien est un indicateur de l’instant car il n’a pas de mémoire. C’est précisément ce qui en fait la sensibilité et la fiabilité en temps réel. »
Christophe André a partagé sur son blog la nécessité de
J’ai découvert l’acteur Matt Damon dans le très beau film « Will Hunting » et depuis je m’intéresse à son parcours et ses choix cinématographiques. C’est donc très naturellement que je suis allée voir